Chef de Centre du CPI de Tendon, il a été nommé Lieutenant Honoraire et a reçu du directeur départemental et Président de la Fédération Nationale le Colonel Eric FAURE la médaille du mérite fédérale avec rosette pour services exceptionnels.
Une belle cérémonie de reconnaissance pour Bernard HOLLARD qui totalise plus de 41 ans d’engagement de sapeur-pompier volontaire dont plus de 10 ans à la tête du CPI de tendon. Très engagé pour la sauvegarde des CPI, c’est tout naturellement qu’il a rejoint l’Union Départementale pour défendre ses convictions sur l’ensemble de notre département.
Notre directeur a rappelé dans son discours tout son engagement pour les sapeurs-pompiers et plus particulièrement dans la défense des territoires lui qui est très attaché à la notion de village.
Pour illustrer ses propos il nous a lu le descriptif d’un modèle de sapeur-pompier volontaire établi par des sociologues du MANA-LARES en 2009. Ainsi ils ont remarqué que dans certains départements de l’est de la France, le volontaire est une figure du paysage local qu’ils ont appelé le "villageois".
Extrait du descriptif établi par les sociologues :
Le villageois est une figure très répandue rencontrée dans tous les départements.
Il est très attaché au territoire qu’il défend et sur lequel il vit. Ce territoire a pour lui une valeur affective forte.
En devenant volontaire, il s’investit d’une mission tutélaire de protection des siens, c’est-à-dire de ceux qui partagent avec lui une même appartenance territoriale, communale. Devenir sapeur-pompier constitue ainsi un acte identitaire fort.
Le villageois est par essence nostalgique du passé, d’un âge d’or communal rythmé par le son de la sirène, d’un territoire intégrateur qui formait une unité de temps et de lieu.
Le villageois dénonce très régulièrement le travail de formatage auquel il est soumis pour s’intégrer dans la chaîne opérationnelle.
Il éprouve des difficultés à s’intégrer dans une organisation jugée trop soucieuse de la performance et de l’efficacité.
Il se plaint régulièrement de l’évolution des textes réglementaires qui pénalisent l’activité du volontariat.
Il rappelle souvent que le volontaire n’est pas un professionnel, que son engagement repose sur un acte volontaire qu’il faut savoir valoriser.
Ne risque t-on pas de tarir cette forme de civisme à trop vouloir faire du volontaire l’égal du professionnel s’interroge-t-il ?
L’assemblée comme Bernard ont retrouvé beaucoup pour ne pas dire la totalité du descriptif du villageois dans sa personnalité.
Un grand merci lui a aussi été adressé pour sa participation aux nombreuses manifestations en qualité de speaker. Lors de la FINAT en 2008 à Vittel, beaucoup se souviendrons encore longtemps de son élan à faire participer les athlètes mais aussi le public au bouquet final sur le stade.
Bernard arrête ses activités de sapeurs-pompiers actifs mais soyons rassuré, il va rester parmi nous en intégrant l’équipe de soutien mis en place par le SDIS et L’Union.
Bonne retraite et félicitations pour cette médaille amplement méritée.
Créé le : 6 novembre 2011 Modifié le : 7 novembre 2011